Je sais pas si c'est comme ça pour tout le monde, mais dans mon cas, il y a des chansons qui veulent dire tellement de choses. C'est différent pour chacun, mais je crois que c'est surtout émotif. Ça dépend de l'état d'esprit dans lequel tu es quand tu entends la chanson, de la façon dont tu l'interprètes, de plusieurs facteurs finalement.
Il y a une chanson du groupe Metric que j'aime énormément. J'ai trouvé il y a quelques mois une vidéo dans laquelle la chanteuse, Emily Haines, explique un peu la démarche qui a mené à la création de leur dernier album. La façon dont elle est allée s'isoler à Buenos Aires, un endroit où elle ne connaissait personne, pour se retrouver seule face à qui elle est réellement.
Lorsque j'ai écouté ce vidéo pour la première fois, je l'ai trouvé génial. J'espère sincèrement réussir à vivre quelque chose de semblable en allant en Chine.
vendredi 13 août 2010
mercredi 4 août 2010
Vingt-six dodos
Cette semaine, j'ai l'impression que toutes les choses ont commencé à débouler. Premièrement, mon travail pour le programme Explore se termine samedi. Les élèves vont commencer à partir. Ça fait toujours bizarre quand ça s'arrête et que, tout à coup, on dirait que t'es plus habitué à penser à autre chose qu'au Centre linguistique.
Hier matin j'ai envoyé mon formulaire de demande de visa. J'ai reçu un appel de l'agence de voyage ce matin parce que, dans ma nervosité, j'avais oublié d'écrire la date prévue de mon départ. J'ai aussi reçu mon billet d'avion il y a quelques minutes. Je décolle de Bagotville le 31 août à 6h05 du matin. Après deux escales à Montréal et Toronto et près de vingt-deux heures, je devrais finalement arriver à Beijing. Normalement je serai de retour au Saguenay le 6 juillet 2011.
Ça, ça veut dire qu'il me reste vingt-sept dodos ici, mais je suis prêt à parier que ça va plutôt être vingt-six. Je risque de ne pas dormir la dernière nuit.
dimanche 20 juin 2010
Quand tu comprends que t'es bien parti
Quelqu'un m'a déjà dit de donner au suivant. Je crois que cette personne-là savait que j'étais le genre à vouloir continuer une chose comme ça. Reste que, des fois, j'ai vraiment peur de jamais réussir à redonner autant que ce que j'ai reçu dans la vie. Est-ce que je peux combler la balance en essayant d'être le plus reconnaissant possible?
Hier, c'était le souper spaghetti que mes parents organisaient. Ils ont eu cette idée pour m'aider à amasser de l'argent, parce que la bourse que j'ai reçu pour aller étudier en Chine couvre pas exactement toutes mes dépenses. Ça va me donner un autre très bon coup de pouce.
J'ai trouvé ça fou de voir combien les gens sont fiers de toi quand t'as des projets qui sortent de l'ordinaire. Comment ils sont content pour toi, pis qu'ils sont prêts à embarquer avec toi et à t'aider.
Hier, c'était le souper spaghetti que mes parents organisaient. Ils ont eu cette idée pour m'aider à amasser de l'argent, parce que la bourse que j'ai reçu pour aller étudier en Chine couvre pas exactement toutes mes dépenses. Ça va me donner un autre très bon coup de pouce.
J'ai trouvé ça fou de voir combien les gens sont fiers de toi quand t'as des projets qui sortent de l'ordinaire. Comment ils sont content pour toi, pis qu'ils sont prêts à embarquer avec toi et à t'aider.
mercredi 12 mai 2010
Je suis boulimique

Même si j'ai jamais été un grand amateur de littérature, j'ai toujours trouvé que les livres avaient quelque chose de spécial. Pas comme si c'était une chose vivante, mais presque.
Récemment, j'ai acheté plusieurs livres. Des romans dont j'avais déjà entendu parler, et que je m'étais promis de lire un jour. J'ai l'impression que j'ai fait ça juste parce que je sais que je vais peut-être être longtemps sans avoir l'occasion de lire des livres en français. Présentement, je suis en vacances. J'ai terminé l'école et je ne travaille pas avant le 28 juin, alors j'en profite pour lire.
Je me suis demandé, un moment, pourquoi est-ce que, tout à coup, j'avais aussi envie de tout lire. C'est comme l'angoisse de manquer de quelque chose. Comme une sorte de matérialisme, parce que l'idée, c'est d'emmagasiner les livres dans ma tête.
samedi 8 mai 2010
«When you leave home, you can never come back.»
J'avais perdu l'habitude d'être à Jonquière. Je dis ça parce que je suis revenu du Nouveau-Brunswick avec mes parents en fin d'après-midi. Ils étaient venus me trouver à Caraquet. J'ai pu leur faire visiter un peu le coin et leur présenter les gens que j'y ai rencontrés.
Le stage s'est très bien passé. Cette semaine, j'ai demandé au rédacteur en chef de l'Acadie Nouvelle, M. Saint-Cyr, s'il serait intéressé à acheter des textes que j'écrirai en Chine. Il a dit oui. Il aimerait que je lui envoie des portraits, des textes assez humains, pour permettre aux lecteurs de comprendre qui sont les Chinois. Je suis vraiment content.
De retour dans le noir de ma chambre, j'écoute encore la musique qui rappelle de vieilles choses à la seule lumière de l'écran de mon ordinateur. Je suis revenu avec plus d'expérience, mais surtout, plus de souvenirs. Même après seulement cinq semaines, ça m'a fait quelque chose de partir. Je m'ennuie déjà du vent, des planchers qui craquent, du bruit des grillons la nuit et des gens qui ont un accent, moins pressés que ceux d'ici.
Le stage s'est très bien passé. Cette semaine, j'ai demandé au rédacteur en chef de l'Acadie Nouvelle, M. Saint-Cyr, s'il serait intéressé à acheter des textes que j'écrirai en Chine. Il a dit oui. Il aimerait que je lui envoie des portraits, des textes assez humains, pour permettre aux lecteurs de comprendre qui sont les Chinois. Je suis vraiment content.
De retour dans le noir de ma chambre, j'écoute encore la musique qui rappelle de vieilles choses à la seule lumière de l'écran de mon ordinateur. Je suis revenu avec plus d'expérience, mais surtout, plus de souvenirs. Même après seulement cinq semaines, ça m'a fait quelque chose de partir. Je m'ennuie déjà du vent, des planchers qui craquent, du bruit des grillons la nuit et des gens qui ont un accent, moins pressés que ceux d'ici.
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