J'ai réussi à survivre à ma première semaine de cours. Les classes sont vraiment exigeantes. Je crois que je suis plus habitué à rester assis pendant quatre heures dans une classe à écouter un professeur. C'est vraiment différent de ce que j'ai fait au cours des trois dernières années.
Cette semaine, on a vu toute la prononciation. C'était très répétitif, parce qu'il fallait voir tous les sons, sur tous les tons et les pratiquer. Je suis quand même content d'avoir revu ça, parce que ma prononciation est horrible. Je vais devoir écouter le CD qui vient avec mon cahier souvent pour me faire une oreille.
Aujourd'hui, j'ai passé l'après-midi à pratiquer les caractères que j'ai déjà appris. Je crois qu'avec la pratique, c'est pas si difficile que ça. C'est toujours les mêmes traits et c'est pas si difficile de comprendre l'ordre dans lequel les faire jusqu'à date.
Ce qui est fou, c'est qu'on est passé à travers le premier livre dans la première semaine. On avance vraiment vite. Je dois me discipliner et travailler de manière assidue afin de conserver le rythme.
J'ai exploré un peu les alentours, mais j'ai pas encore pris de photos. C'est quelque chose qu'il faudrait que je commence à faire pour montrer aux gens de quoi les choses que je vois ont l'air, mais en même temps, j'ai l'impression qu'il y a tellement de choses à montrer.
samedi 11 septembre 2010
vendredi 3 septembre 2010
La fois où j'ai failli me faire voler mes organes
D'après moi, il n'y a pas que la circulation dont on doit se méfier à Pékin. Hier midi, je marchais avec deux nouveaux amis que j'ai rencontré à la recherche d'un restaurant musulman qu'un d'entre eux voulait essayer.
À un moment, on rencontre un homme chinois qui commence à nous parler en anglais. Il voulait savoir si nous étions des étudiants de l'université, avant de nous dire qu'il travaillait pour CCTV (la télévision d'état chinoise) et qu'il cherchait des modèles occidentaux pour un tournage de publicité à Tianjin.
Il nous raconte ça en nous disant qu'on va être payé, mais qu'il faut absolument lui envoyer notre photo par courriel aujourd'hui parce que le tournage va avoir lieu deux jours plus tard. C'était beaucoup trop bizarre. On a jeté sa carte, mais dire qu'on a failli être des vedettes de la télévision chinoise...
jeudi 2 septembre 2010
Premières heures à Pékin
Premier jour à Pékin. Je suis arrivé hier vers 16h45 après presque vingt-quatre heures de voyage. Ça super bien été, mais j'ai eu bien peur que ça se complique quand je suis arrivé à l'aéroport. J'ai trouvé un guichet automatique pour retirer de l'argent, mais il ne prenait pas ma carte de débit. Heureusement que tout est vraiment abordable ici. J'ai réussi à survivre jusqu'à cet après-midi, mais je viens de trouver un guichet de la Banque de l'agriculture et du commerce qui a pris ma carte.
Il n'y a vraiment pas beaucoup de Chinois qui parlent anglais. Je réussis quand même à bien me débrouiller en demandant à des étudiants qui sont meilleurs que moi de m'aider. Je crois que mon niveau pitoyable de mandarin n'est pas un trop grand obstacle. Les gens ici sont très gentils. Le chauffeur du taxi que j'ai pris à l'aéroport ne savait pas où se trouvait mon université, même avec l'adresse, mais lorsqu'il est arrivé à un point où il ne savait pas par où aller, il est descendu du véhicule pour courir dans la rue et demander son chemin. En plus de ça, quand on est arrivé, il m'a laissé avec une professeur d'anglais qui m'a vraiment bien guidé.
Je suis avec un colocataire thaïlandais dans ma chambre. Il ne parle pas anglais ni mandarin. Ça va bien. On développe notre créativité pour se faire comprendre. J'ai hâte d'apprendre à mieux parler pour qu'on puisse se comprendre.
J'ai passé la journée d'aujourd'hui à explorer le campus de l'université pendant que je m'occupais de mon inscription. Il me reste encore quelques détails à régler pour ça, mais je devrais terminer demain matin et ensuite pouvoir acheter ce qu'il me manque. Je veux pas trop acheter de choses tout de suite parce que je sais que je dois déménager dans une autre résidence le dix septembre pour je sais pas trop quelle raison.
Il n'y a vraiment pas beaucoup de Chinois qui parlent anglais. Je réussis quand même à bien me débrouiller en demandant à des étudiants qui sont meilleurs que moi de m'aider. Je crois que mon niveau pitoyable de mandarin n'est pas un trop grand obstacle. Les gens ici sont très gentils. Le chauffeur du taxi que j'ai pris à l'aéroport ne savait pas où se trouvait mon université, même avec l'adresse, mais lorsqu'il est arrivé à un point où il ne savait pas par où aller, il est descendu du véhicule pour courir dans la rue et demander son chemin. En plus de ça, quand on est arrivé, il m'a laissé avec une professeur d'anglais qui m'a vraiment bien guidé.
Je suis avec un colocataire thaïlandais dans ma chambre. Il ne parle pas anglais ni mandarin. Ça va bien. On développe notre créativité pour se faire comprendre. J'ai hâte d'apprendre à mieux parler pour qu'on puisse se comprendre.
J'ai passé la journée d'aujourd'hui à explorer le campus de l'université pendant que je m'occupais de mon inscription. Il me reste encore quelques détails à régler pour ça, mais je devrais terminer demain matin et ensuite pouvoir acheter ce qu'il me manque. Je veux pas trop acheter de choses tout de suite parce que je sais que je dois déménager dans une autre résidence le dix septembre pour je sais pas trop quelle raison.
vendredi 13 août 2010
«[...] my heart keeps beating like a hammer.»
Je sais pas si c'est comme ça pour tout le monde, mais dans mon cas, il y a des chansons qui veulent dire tellement de choses. C'est différent pour chacun, mais je crois que c'est surtout émotif. Ça dépend de l'état d'esprit dans lequel tu es quand tu entends la chanson, de la façon dont tu l'interprètes, de plusieurs facteurs finalement.
Il y a une chanson du groupe Metric que j'aime énormément. J'ai trouvé il y a quelques mois une vidéo dans laquelle la chanteuse, Emily Haines, explique un peu la démarche qui a mené à la création de leur dernier album. La façon dont elle est allée s'isoler à Buenos Aires, un endroit où elle ne connaissait personne, pour se retrouver seule face à qui elle est réellement.
Lorsque j'ai écouté ce vidéo pour la première fois, je l'ai trouvé génial. J'espère sincèrement réussir à vivre quelque chose de semblable en allant en Chine.
Il y a une chanson du groupe Metric que j'aime énormément. J'ai trouvé il y a quelques mois une vidéo dans laquelle la chanteuse, Emily Haines, explique un peu la démarche qui a mené à la création de leur dernier album. La façon dont elle est allée s'isoler à Buenos Aires, un endroit où elle ne connaissait personne, pour se retrouver seule face à qui elle est réellement.
Lorsque j'ai écouté ce vidéo pour la première fois, je l'ai trouvé génial. J'espère sincèrement réussir à vivre quelque chose de semblable en allant en Chine.
mercredi 4 août 2010
Vingt-six dodos
Cette semaine, j'ai l'impression que toutes les choses ont commencé à débouler. Premièrement, mon travail pour le programme Explore se termine samedi. Les élèves vont commencer à partir. Ça fait toujours bizarre quand ça s'arrête et que, tout à coup, on dirait que t'es plus habitué à penser à autre chose qu'au Centre linguistique.
Hier matin j'ai envoyé mon formulaire de demande de visa. J'ai reçu un appel de l'agence de voyage ce matin parce que, dans ma nervosité, j'avais oublié d'écrire la date prévue de mon départ. J'ai aussi reçu mon billet d'avion il y a quelques minutes. Je décolle de Bagotville le 31 août à 6h05 du matin. Après deux escales à Montréal et Toronto et près de vingt-deux heures, je devrais finalement arriver à Beijing. Normalement je serai de retour au Saguenay le 6 juillet 2011.
Ça, ça veut dire qu'il me reste vingt-sept dodos ici, mais je suis prêt à parier que ça va plutôt être vingt-six. Je risque de ne pas dormir la dernière nuit.
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